Questions courtes, réponses spontanées : pour ce premier « Du tac au tac », Lise, bénévole en Pavillons, et Sandrine, ancienne salariée de la Cité Saint-Pierre, ont accepté de se prêter au jeu.
Bonne humeur garantie !

Le directeur de la Cité Saint-Pierre, Guilhem O'Neill, le maire de Lourdes, Thierry Lavit, et l'ensemble des invités lors des Grandes Tablées de la Cité Saint-Pierre le jeudi 28 mai 2026
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Questions courtes, réponses spontanées : pour ce premier « Du tac au tac », Lise, bénévole en Pavillons, et Sandrine, ancienne salariée de la Cité Saint-Pierre, ont accepté de se prêter au jeu.
Bonne humeur garantie !
Chaque mois, les lecteurs de Messages retrouvaient l’éditorial de Jean Rodhain, l’un des articles les plus attendus du journal. Découvert parmi ses papiers après sa disparition, ce texte a été publié à titre posthume.
Le rapide B 48 de la Trans Pacific Railway Co entra en gare à 19 h 54.
Tous les voyageurs se dirigèrent vers le buffet-bar. Mais le chef de gare, l’honorable John Mac-Nab, avait tout prévu.
Avec l’aide de ses collaborateurs, il avait organisé une répartition parfaitement juste des aliments et des boissons. Des sandwichs étaient réservés à certains voyageurs, des biberons aux bébés, des plateaux spéciaux aux vieillards et des repas adaptés aux malades. Même les rafraîchissements étaient distribués selon des critères précis.
Quant au prix à payer, il variait suivant la situation de chacun. Mac-Nab se déclarait passionné de justice et affirmait l’appliquer intégralement dans son domaine ferroviaire.
À 20 h 17, le train repartit.
De retour dans son bureau, le chef de gare célébra le succès de cette opération.
Mais l’ingénieur O’Neill lui demanda :
— Les avez-vous prévenus ?
Alors Mac-Nab reconnut qu’au kilomètre 71, à la sortie du troisième tunnel, un pont s’était effondré depuis un an déjà et que le rapide de 20h17 tomberait dans le fleuve. Pourtant il refusait d’en avertir les voyageurs. « Ma justice est cantonnée au périmètre de ma gare », affirmait-il.
Ce qui se passait au-delà ne le concernait plus. Son devoir n’allait pas au-delà du premier feu rouge.
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« J’aurais dû, cher lecteur, vous prévenir qu’il s’agissait d’un roman policier. L’épisode du pont rompu était tellement invraisemblable que j’arrêtai ma lecture et envoyai rageusement le livre à l’autre bout de la pièce. Mais c’était sans compter sur mon sacristain Sidoine*, qui le ramassa.
Le lendemain matin, je trouvai sur mon bureau un long papier intitulé « Explication de cette histoire du pont rompu ».
Sidoine y écrivait :
« Primo : Il s’agit d’une parabole. Le royaume des cieux est semblable à un voyage. Ne sommes-nous pas tous ces voyageurs dont le trajet basculera un jour dans les flots d’un au-delà ? Fournir une ration de justice pour une étape du voyage et cacher aux voyageurs leur terminus n’est qu’une caricature de la justice. La véritable justice calcule et prévoit tout le voyage, terminus inclus.
Secundo : Cette parabole est boiteuse. Pour le chrétien, le voyage terrestre ne se termine pas par une chute dans le noir. Ce n’est pas un pont rompu ; c’est une porte ouverte dans la Maison du Père. Les voyageurs ont droit à ce qu’on les prévienne du but final : « Bienheureux les pauvres. Venez les bénis de mon Père. J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger... » Pourquoi toujours oublier cette brûlante Charité du Christ pour les pauvres diables que nous sommes ! Votre tout dévoué, SIDOINE. »
Sidoine aura toujours le dernier mot… ».
* Sidoine était le sacristain imaginaire de Jean Rodhain.
Jean Rodhain
Derrière cette histoire surprenante se cache une question essentielle : que vaut une justice qui oublie la destination finale de l’homme ? En quelques pages, Jean Rodhain nous rappelle que l’attention portée aux plus fragiles ne peut se limiter à répondre aux besoins immédiats. La charité chrétienne est aussi porteuse d’une espérance, celle qui éclaire toute la route de l’existence. Ce texte, à la fois percutant et profond, nous invite à élargir notre regard et à redécouvrir l’unité entre justice, charité et espérance.
Dès la création de la Cité Saint-Pierre, Monseigneur Jean Rodhain a à cœur d’y placer plusieurs objets et panneaux porteurs de sens.
Il souhaite que le premier accueil pour les pèlerins à Lourdes, et plus particulièrement à la Cité Saint-Pierre, soit celui de Marie.
C’est dans cet esprit qu’il imagine ce petit chemin étroit qui mène vers le parvis et l’Accueil. Avez-vous remarqué qu’il est si étroit que l’on ne peut s’y croiser ?
Ainsi, lorsque les pèlerins, les visiteurs, les bénévoles ou les salariés arrivent à la Cité Saint-Pierre, ils ne peuvent l’emprunter qu’individuellement, favorisant ainsi la rencontre avec la personne qui leur cède le passage. En levant les yeux, ils découvrent également Marie qui les accueille avec le sourire et leur présente son Fils.
Initialement, la statue de Marie réalisée par le sculpteur lourdais André Lacôme était en bois et placée en contrebas de la chapelle Sainte-Bernadette. À la demande de Jean-Marie Lévrier, alors directeur de la Cité Saint-Pierre, elle est remplacée par une nouvelle œuvre en pierre du même artiste et il est décidé de la poser en surplomb du chemin voulu par Monseigneur Rodhain.
Une invitation à la rencontre : celle de l’autre, mais aussi celle du Christ.
Jean-Claude Lebrun, ancien directeur de la Cité Saint-Pierre

La statue de la Vierge vous accueille à la Cité Saint-Pierre
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L’été s’annonce particulièrement riche ! Entre temps de prière, fêtes, anniversaires et accueil de nombreux groupes venus de toute la France, les prochains mois seront placés sous le signe de la rencontre, du partage et de la fraternité.

Un groupe de pèlerins sur le parvis de la Cité Saint-Pierre
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Le mois de la Création, un temps dédié à la sensibilisation à la sauvegarde de la Création et à l’écologie intégrale.
Jérôme reçoit Sœur Virginia et le Père Jean-François qui nous font découvrir comment le thème de l’année s’incarne et prend vie à la Cité Saint-Pierre.
Entre une fresque inspirante et une pédagogie du cœur : une immersion lumineuse à écouter dès maintenant !
Luc 1,28

Sœur Virginia de la communauté de l'Immaculée Conception de Castres et Père Jean-François, aumônier de la Cité Saint-Pierre
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Véronique reçoit le Père Giuseppe Serighelli, chapelain du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes.
Au programme de cet épisode exclusif : une plongée au cœur du thème de l’année entre mystère de la Visitation et secret de la grâce.
Un condensé d’inspiration à ne pas manquer !
À l’occasion de cette nouvelle newsletter, Guilhem O’Neill, directeur de la Cité Saint-Pierre, revient sur les événements marquants de ces dernières semaines et présente les principaux rendez-vous à venir.