
Dès 1940, avec l’accord du cardinal Suhard, archevêque de Paris, Jean Rodhain crée et organise l’Aumônerie générale des prisonniers de guerre
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L'aumôneriedes prisonniers de guerre
Lorsque la seconde guerre mondiale éclate en 1939, Jean Rodhain est mobilisé comme aumônier militaire.
Confronté à la souffrance humaine, les déportations et les populations déplacées, cette expérience marque profondément sa pensée.
Il imagine qu’après la guerre, une grande organisation capable d’aider ces victimes devra être créée.
Après avoir été capturé par les Allemands le 16 juin 1940, il est placé à l’hôpital d’Avallon (dans l’Yonne).
Rapidement, il prépare son évasion. Rusé, il emprunte une voiture allemande, pose sur le pare-brise un écriteau : « Aumônier général des prisonniers de guerre ». Il glisse à son bras un brassard de la Croix-Rouge ressembler à un responsable officiel devant les sentinelles allemandes qui se laissent berner.
Jean Rodhain prend la route pour Paris afin de poursuivre son action en faveur des prisonniers de guerre détenus dans les camps allemands et dans les hôpitaux.
Une solidarité organisée
De retour, dès l’été 1940, il organise une structure appelée
« Aumônerie générale des prisonniers de guerre », soutenue par l’Église catholique française pour apporter réconfort spirituel et moral aux soldats (militaires et blessés), aux prisonniers et à leurs familles. Il initie des aides concrètes : envoi de colis alimentaires, colis religieux contenant des « valises chapelles », des hosties, du vin de messe, des missels et des Évangiles pour permettre aux prêtres prisonniers de célébrer la messe.





