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©Lourdes Pslerins

L’HISTOIRE D’UNE CITÉ « SECOURS » À LOURDES

À la Cité Saint-Pierre, chaque célébration symbolise notre vocation d’accueil, offrant à tous un espace de prière et de fraternité.

Un désir de Sainte Bernadette

En 1872, depuis le couvent de Saint-Gildard à Nevers, Bernadette Soubirous demanda la construction d’un abri pour les pèlerins pauvres.

Cette rotonde, située au Sanctuaire de Lourdes près de l’actuelle Vierge Couronnée, pouvait accueillir jusqu’à 1000 personnes.
Elle fut détruite par un incendie en 1879 et ne fut jamais remplacée.

Désireux de faciliter le pèlerinage à Lourdes pour les plus pauvres, Monseigneur Pierre-Marie Théas, évêque de Tarbes et de Lourdes, sollicite Jean Rodhain afin que le Secours Catholique réalise un projet répondant aux attentes de la Chrétienté :
« Je vous serais donc reconnaissant d’envisager l’organisation, à Lourdes, d’une Cité-Secours pour pèlerins pauvres […] avec l’espoir que vous pourrez réaliser un vœu de Notre-Dame, qui est, à Lourdes aussi, la Vierge des pauvres ».

"C’est parce que j’étais la plus pauvre et la plus ignorante que Marie m’a choisie"

Bernadette

Pas d'argent pour aller à l'hôtel...

Une rencontre...

Jean Rodhain aimé raconté cette rencontre qui a motivé la construire de la Cité Secours pour accueillir des familles pauvres, comme on peut le lire dans ce récit qu’il fait en 1955 :

« Sur le quai de la gare de Lourdes, le dernier train du soir part pour Paris. Une famille, père, mère et cinq enfants, embarque à la dernière minute. Tous les sept réussissent à tenir dans l’espace des quatre seules places libres.

On cause… J’interroge les enfants : Pic du Ger ? Connais pas Gavarnie ? Connais pas. Ces gens ne connaissent que la Grotte et la basilique. Absolument rien d’autre.
Je m’étonne : Mais depuis quand êtes-vous à Lourdes ? Depuis ce matin.

Alors, le père explique : « Oui, c’est vrai, on a quitté Paris hier soir. On n’est resté à Lourdes que la journée. On n’avait jamais vu Lourdes, et on avait une grande grâce à demander à la Vierge. Alors on a attendu d’avoir assez d’argent pour le voyage. Dès qu’on l’a eu, on est parti. On aurait pu payer l’hôtel pour deux nuits, si on n’était venu qu’à trois, mais on ne voulait pas se quitter. Alors, voilà, on part tous les sept, on dort deux nuits dans le train, et on a passé la journée entière à la Grotte. On a vu tout ce qu’il fallait voir.»

Une action...

En 1955, Jean Rodhain, secrétaire général du Secours Catholique, achète un domaine d’une vingtaine d’hectares sur les pentes du Béout situé à 1,5 kilomètres de la Grotte de Massabielle.

La première pierre est posée le 1er août 1955, en présence du cardinal Lercaro, archevêque de Bologne en Italie, de Monseignneur Théas, évêque de Tarbes et de Lourdes, et de Monseigneur Rigaud, recteur du Sanctuaire de Lourdes.

La naissance de la Cité Saint-Pierre

  Jean Rodhain

« C’est en 1872, que Bernadette a demandé, a exigé, et a obtenu la construction d’un très grand asile pour accueillir les pèlerins pauvres. Par conséquent, en construisant la Cité Secours, nous n’avons rien inventé. Nous n’avons fait qu’exécuter un désir de sainte Bernadette… »

 La Cité Secours, je n’ose y croire…

La Cité Secours Saint-Pierre sort très vite de terre grâce à la générosité continuelle des donateurs et ouvre officiellement ses portes le 1er mai 1956.

Entre 1956 et 1958 sont construits :

La chapelle Sainte-Bernadette, reproduction exacte de la Bergerie située dans le village de Bartrès où Bernadette Soubirous gardait des moutons.
Les 5 pavillons d’hébergement : Saint-Vincent-de-Paul, Ozanam, Pie XII, Saint-Martin et Saint-Jacques.
La salle à manger des pèlerins et celle des bénévoles et les salariés.
Le 23 avril 1956, la Cité saint-Pierre accueille sont tout premier groupe de pèlerins en situation de pauvreté : les « détresses silencieuses » en provenance de Rennes.

Le 8 septembre 1956,  jour du 10ème anniversaire de la fondation du Secours Catholique, a lieu l’inauguration officielle de la Cité Secours.

« La Cité Secours, je n’ose y croire… au lieu de l’asile pour pauvres auquel je m’attendais, ce sont de jolis pavillons posés ça et là dans un immense et paisible domaine, sans magasin et sans bruit. » témoigne une pèlerine à cette époque.

Les pavillons d’hébergements sont alors composés de « bergeries » et accueillent les pèlerins en dortoir.

Un lieu ouvert aux visiteurs pour faire rayonner la charité

« L’originalité de la Cité n’est pas
le paysage, c’est son témoignage.
La visiter ne consiste pas seulement à l’admirer, c’est aussi et surtout,
discerner pour qui, avec qui et comment bat son cœur.

Voilà le sens exact d’une invitation sans cesse renouvelée. »

Jean Rodhain

Une Cité "Secours" à Lourdes En savoir plus